Quelle magie ? Le Fifai - Le Port fait revivre encore le cinéma éteint, le fameux Casino.
Le Fifai Le Port : un festival près des bassins et des silos à sucre, la volonté d’une Mairie, et une formule de mutualité associative originale, regroupant les énergies. Un festival « qui a une histoire », souligne Paul Mazaka.
Quels événements, quelles raretés? Une première mondiale, produite au Port, « Ilha sorrow », et les autres films de Fred Eyrier ; et puis des films-surprises «pays»: le film en avant-première proposé par Laurent Médéa ; les films inédits de l’ILOI, des « feature movies », et des merveilles au sein de trente fictions courtes et de trente docs courts... de tous pays.
Quelles séances sont gratuites?
Les deux séances en plein air: «Musica cubana», au Zambrokaz (Zac) et aussi «Soul power», à La Rivière des galets : le chant triomphant et au coeur du Congo alors appelé Zaïre, d’une Amérique noire qui luttait contre un racisme national criminel… Gratuites aussi les séances du dimanche 4 octobre, mais cela ... au Casino seulement: 230 places! Mais l’abonnement pour l’entrée libre, 100 titres, toute la semaine, ne coute que 45 euros… Tout passe par Otébiyé !
Quel est le titre de l’édition 2009 ?
« Deux Congos, visions d’Algérie, mondes créoles et l’art du doc)k!»,
Cependant le meilleur titre du festival, c’est simplement son nom, car les îles, l’Afrique, le Port : cela veut dire voyages, diasporas, c’est le monde tel qu’il est !
Quel choix offre au public un festival « diasporas, îles et Afrique » ?
Le monde: par exemple sur ce géant déchiré luttant pour revivre, l’Algérie, sur les deux Congos. Et le Congo Kinshasa, c’est une immensité ravagée par une «guerre mondiale africaine» que dépeignent à travers films Jihan El Tahri, et le belge Thierry Michel, ainsi que, de l’intérieur, la célèbre cinéaste congolaise, et animatrice de festival au Bénin, Monique Phoba, notre invitée. Nous avions déjà reçu son brillant compatriote Balufu Bakupa Kanyinda. Le Fifai c’est une ouverture au monde, par les gens de ce monde lui-même.
Quelles séances nous offrent la présence du réalisateur et/ou du producteur?
Les projections des films de Mme Sarah Maldoror, de Mme Sylvaine Dampierre, (avec la MCUR qui l’invite), de Mme Monique Phoba, de Mme Marie-Clémence Paes,
productrice de Madagascar et de Paris.... M. Mama Keita avec son film d’action, et récit de retour au pays, «L’absence» ; nous recevons aussi deux jeunes « battants »,
Binta Diawara, qui a réalisé « Bor bor pain » sur la réinsertion des enfants soldats, et M. Giscard Bouchotte (Haïti), militant culturel de la fondation AfricAmerica, pour
son film créole «La vie rêvée de Sarah»... Avec leurs réalisateurs, tous les films de notre «Atelier réunionnais», qu’ils soient de producteurs indépendants (ex. Tik Tak
productions), ou de l’ILOI ... Merci à Alain Dufau d’avoir accepté le premier que son film «Au delà de Cap Noir» soit soumis parmi d’autres à «L’école de la critique»..
qu’il anime par ailleurs à l’ILOI, et au Festival avec Daniel-Rolland Roche. Atelier ouvert au public de 11h 30 à 12h 30 chaque jour à l’Ecran numérique, entrée libre…
Présence des réalisateurs, pour les films malgaches et, pour la plupart des films mauriciens, et ceux du groupe du projet « Ansenm-ensemble » avec Dominique
Merven David Constantin et leurs amis...
Quels hommages sont rendus ?
Le Fifai est fidèle et montre l’oeuvre la plus connue d’un bon réalisateur du Mali, que nous avions prévu d’inviter à La Réunion, Adama Drabo, disparu en juillet.
L’hommage -peut être en sa présence car il tourne dans un volcan d’Hawaï en septembre- (merci à Louis Gonzague Hubert), à l’un des pionniers du cinéma documentaire réunionnais, Alain Gérente. Chaque année depuis 1993, le Fifai, qui présenta avant tous un programme de films réunionnais et malgaches inconnus, explore le passé des images.
Quels choix de films-à-défendre ?
Quelques exemples… « Inland » une oeuvre extrême, vaste, familière et fantastique à la fois, une création algérienne très libre.
«Zh’ar», un oeuvre maîtrisée, discrète, sur l’image et l’imaginaire, entre Algérie et Tunisie, réalisée par une artiste du 7ème art algérien, et puis : pour la première
fois en cinéma 35 mm l’oeuvre hors normes de Michelange Quay «Mange ceci est mon corps», qu’on ne verra pas de si tôt sur grand écran dans l’île!... Apparemment
baroque, c’est en réalité aussi vibrant de désir et de faim qu’un maloya des enfants de Gramoun Lélé dans une « kaz-gro blan» ..maintenue!
Quels prix accorde le festival aux sélectionnés ?
Les Prix fictions et le prix documentaires, qui existent depuis 2003. Il y a aussi le prix du film court, le prix jeunesses, avec des élèves du Lycée Jean Hinglo. Enfin il y a
depuis 2008 le Prix «Fé nèt Océan Indien», nouvel enjeu répondant à une demande générale, créé en 2008, avec Mr Alain Séraphine, Pt de l’ILOI.
Al G
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