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Festival du film d'Afrique et des îles 2006 PDF Print E-mail

L'affiche du Festival 2006

Ce nouveau Festival du film d’Afrique et des Iles 2006, voulu par la Ville du Port (île de la Réunion), a pour premier thème principal un regard pluriel sur Cuba, les diasporas africaines - car il s’agit bien de mise en perspective et de comparaison de pluralités d’exils- ; et restant fidèle au souci de constance dans le propos l’équipe du festival oriente toujours ses recherches sur la cinématographie africaine et  propose un état non exhaustif de la création. 
Et puis les îles, nos îles, les Mascareignes, la Grande Ile, les Comores et nos autres cousines des Caraïbes ont chacune leur période de projection en matinée et/ou dans la journée.
Plutôt le soir, de grands moment sont réservés aux réalisateurs invités, mais aussi le samedi, avant le palmarès, aux réalisateurs locaux et régionaux. Tous pourront confronter leur visions, et d’abord le matin avec les publics scolaires, et toute la journée avec les publics étudiants, et les festivaliers.

Cuba

Notre regard enthousiaste pour ce « patrimoine créole et de cinéma »  nous porte vers la plus grande île des Caraïbes au début de ce cycle de trois ans que nous voulons consacrer à Cuba.

Cuba , patrimoine créole et de cinéma - an I
Le  Festival consacrera sa soirée d'ouverture, lundi 2 octobre, à Cuba, début d’un travail exploratoire de trois ans  sur l’image de Cuba, aux deux sens du mot : vu par les autres , vu « pa li minm » !
Créole,  -bien qu’évidemment hyper idéologique-, nationaliste créole et hispanique, incompréhensible aux yeux des hausseurs d’épaules, le cinéma cubain ne peut pas laisser indifférent.
La question qui motive tous les militants de la diversité culturelle, pourrait-être, nous semble-t-il : « Oui, aux cinémas nationaux, contre la « soupe mondiale des images post-hollywoodiennes ».
Mais elle pourrait être aussi « Non aux nationalismes qui transforment les cinémas nationaux en catéchismes ou vulgates de propagande, étouffant toute créativité ».
La  cinématographie cubaine est peu disponible, souvent sous-titrée en anglais : le chemin que nous prenons n’est pas facile : raison de plus pour le prendre.

Mascareignes-Océan Indien


Comme chaque année, le Festival accueille des professionnels de la région sud - ouest de l'océan Indien, mais aussi d’Afrique et d’ailleurs.
Ces professionnels présenteront leurs oeuvres, lors de journées consacrées aux imaginaires sud-africains, malgache et des îles-sœurs qui permettront de découvrir une cinématographie régionale en expansion.
Certains de ces films ont déjà été récompensés internationalement (Festival de Berlin, Vues d’Afrique et mondes créoles de Montréal, Festival d’Amiens, Festival Cine Africano, de Milano), d'autres sont des premières dont une première mondiale Le sourire du serpent de Mama Keita...

 

Les invités DU FESTIVAL 2006 



M. Jacques Baratier
88 ans est un des doyens du cinéma « libre » français, et il vient  de réaliser « Rien voilà l’ordre » en 2006.Son film « Goha le simple » , France –Tunisie , Prix un certain Regard à Cannes en 1958 , a fait le tour du monde et n’avait jamis été présenté  au Port. M Baratier , ami de la regrettée Madeleine Beauséjour et de Jean Albany à St Germain des Près  après la guerre, conseiller et compagnon de la  F Abel Gance, a tourné  cinq versions de « Mon île était le monde , La Réunion de Jean Albany » (1987-1995).Un livre sur lui vient  de paraître qu’il dédicace dans le festival.

Mme Vero Rabakoliafetra
est réalisatrice de documentaires et reporter à la télévision malgache. Elle présente un film, et vient témoigner du travail de son amie défunte Simonette Rasoampananina.

M. Jean Paul Roig
a été programmé plusieurs fois dans "L'art du doc)k" au Port. Il a réalisé à La Réunion "Maloya dousman", qui fut le premier documentaire de 52 minutes sur la musique réunionnaise. Formateur, il intervient à l'ILOI, et milite pour les intermittents du spectacle dans le domaine du film, ainsi que pour l'indépendance du documentaire.

M. Amirul Ahram Sheikh
français né au Bengladesh, le pays aux immenses îles fluviales du Brahmapoutre, est universitaire, formateur  et documentariste. Il a été encouragé par Jean Rouch et récompensé dans maints festivals pour ses films sur la justice sociale (Le banquier des humbles), et sur l'environnement. Il présente "L' eau du diable", sur un problème crucial. Le Bengladesh, avec ses immenses îles fluviales, celles du Brahmapoutre, a toute sa place dans ce festival.

Mme Christiane Succab-Goldman
est une des meilleures documentaristes antillaises, de la Guadeloupe .

M. Soeuf El Badaoui
producteur d’émissions culturels à RFI, collaborateur de la  Revue Africultures co-éditeur et comédien, plasticien, représente la nouvelle génération du "Comorien universel", et crée un Festival à Moroni. Il propose l'exposition avec performances "Moroni blues" au Hangar.

M. Vincent Garrigues
Ancien Rédacteur  en chef culture à RFI, est attaché audio-visuel à l’Ambassade de France à Pretoria .Auteur il a une action sur cinq pays de l’Afrique australe, en réalité huit  en comptant les petits états. Il était  présent pour RFI au Festival 2004 , et en avait assuré des échos quotidiens  sur la radio « mondiale » .

Mme Claude Haffner
réalisatrice et formatrice, est la fille franco-africaine de Pierre Haffner, soutien des premiers temps du cinéma africain. Elle consacre un film documentaire émouvant  à son père. Vivant en Afrique du Sud, elle est la compagne de Teddy Matera. Elle a travaillé sur le thème : «  Le documentaire comme remède à tous les maux du cinéma africain ».

M. David Constantin
mauricien, réalisateur sélectionné à Cannes, ami du festival depuis quatre ans, il présente un film inédit sur son père, figure centrale des arts plastiques à Maurice.

M. Jean-Pierre Bekolo
réalisateur Franco-Camerounais, est enseignant de cinéma dans une Université américaine et représente la tendance "libérée" et la plus moderne du cinéma africain. L’aura de son film « le complot d’Aristote » ets très grande.

M. Mama Keita
réalisateur français et guinéen, a été Président du jury unique du premier festival en 2003. Il est également producteur et accorde au festival la chance rare de la première mondiale de son nouveau long métrage avec Mouss: "Le sourire du serpent".

M. Yvan Lemoine
réalisateur et directeur de Festival (La Ciotat), consacré aux films primés, a réalisé le premier long métrage de fiction de la nouvelle époque du cinéma réunionnais voulu  par la Région: "Vendredi ou un autre jour". Est formateur, également, pour l’ILOi, lors de ce séjour.

M. Dumisani Phakati
réalisateur sud-africain de Soweto, incarne la réelle mais difficile promotion des  jeunes noirs par les nouvelles technologies et moyens  d'expression. Encouragé par des réalisateurs maghrébins et français, comme Karim Dridi  et Philippe Brooks, il  filme avec force les questions cruciales de son pays "né il y a dix ans" (libération de Mandela, abolition de l'apartheid).

 

 

 Le PROGRAMME DU FESTIVAL 2006


Voir le programme au complet (site sudplanet.net)