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Haïti-La Réunion: la rencontre de deux mondes créoles PDF Print E-mail

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Giscard Bouchotte :

" A l’heure où Haïti est à la mode, quelques institutions culturelles, à défaut d’avoir versé dans la charité ou dans l’humanitaire au lendemain du séisme, trouvent soudain de la place pour Haïti dans leur programme. Les résidences de création et les offres de bourses se multiplient, un effet « bonne conscience » semble accompagner et faciliter désormais ce dont Haïti a longtemps rêvé: pouvoir offrir au monde ce qu’elle a d’unique à offrir, sa culture.

Or, si le marché des grands rendez-vous culturels internationaux n’existait pas avant janvier 2010, en dehors des belles occasions d’anniversaire (le bicentenaire en 2004 !), il est illusoire de croire qu’il surgira d’un coup de baguette magique. Hélas, les problèmes d’Haïti n’ont pas commencé en 2010. Certes,la question n’est pas de bouder cette opportunité offerte à Haïti, mais on ne peut s’empêcher de se dire oui, mais à quel prix ? Fallait-il, comme se demandait Kateb Yacine, « que notre sang s’allume, (…) pour que le monde ouvre enfin les yeux non pas sur nos dépouilles, mais sur les plaies des survivants » ! 

Les hommages posthumes sont souvent les meilleures déclarations d’amour ! Le FIFAI programme depuis quelques années des films haïtiens. Haïti, La Réunion, une longue histoire grâce au FIFAI et aux Beaux-Arts par l'intermédiaire du plasticien Jack Beng Thi. Et par là même, après les invitations à La Réunion de Mimi Barthélémy et de Rassoul Labuchin aux débuts de Village-Titan, par Alain Séraphine, plasticien, un rapport privilégié, sincère s’est installé avec le pays. Cela s'est confirmé avec les séjours du plasticien portois Jack Beng Thi, invité à plusieurs reprises par la fondation Africamerica pour le forum biennal d'art contemporain de Port-au-Prince. A partir de là, le superficiel s’efface et fait place à tous ces jeunes cinéastes qui vivent pour la plupart à Port-au-Prince, à Jacmel, dans une Haïti encore sous des décombres.

Que sont-ils devenus ? Car si on ne va pas à leur rencontre aujourd’hui et maintenant, nous forgeons leur désenchantement dans le silence. Il est indispensable, à l’heure où ils se font des fixations sur des mentors de la diaspora eux-mêmes trop obsédés par leur consécration personnelle, de trouver des institutions capables de leur donner la parole, non pas en tant que rescapé du séisme, mais en tant que créateur tout court.  Deux représentants du Cine Institute à Jacmel dirigé par David Belle (Miami). La plupart des productions sont signés Cine Institute (la question des droits ?) et souvent, ils sont plusieurs à les réaliser. En Mai 2009, la FIAF (L’Alliance Française à New York) fait la part belle à Louis Ebby Ange en montrant son film que je propose ici pour le FIFAI 2010, « Miss Body Plastic » (World Nomad :  http://www.fiaf.org/events/spring2009/2009-05-world-nomads.shtml ) Ils ont également beaucoup tourné après le séisme du 12 janvier dernier.

 

 

 

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Haïti-La Réunion: la rencontre de deux mondes créoles


  giscard-alex-nicole-petit.jpgA l’heure où Haïti est à la mode, quelques institutions culturelles, à défaut d’avoir versé dans la charité ou dans l’humanitaire au lendemain du séisme, trouvent soudain de la place pour Haïti dans leur programme.


Pumzi


pumpzi_petit.jpgLa nature est éteinte. Le monde extérieur n’est que mort. Asha vit et travaille comme conservatrice de musée dans l’une des communautés de l’intérieur, établie par le Conseil des Maitu.